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08/03/2012

CFDT AREVA EDF au Creusot.

Mardi 06 Mars,les représentants nationaux des salariés CFDT d'Areva et d'EDF et  sont notamment venus exposer leurs intentions au maire du Creusot.

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CFDT AREVA NP ST MARCEL article du JSL.pdf

En mai, les élections au Conseil de surveillance d'Areva se tiendront. Une échéance à laquelle la CFDT souhaite être inscrite. En effet, les représentants des salariés, d'un syndicat à 27% de représentativité, veulent des sièges au conseil de surveillance. C'est dans cette idée qu'ils ont entamé une tournée de sensibilisation si on peut dire. Sensibilisation donc pour se faire une ou plutôt des places au sein du fameux Conseil. Et sensibilisation aussi pour dire que le partenariat entre Areva et EDF est essentiel. Lors de leur venue en Saône-et-Loire ce mardi, les syndicalistes d'Areva étaient d'ailleurs accompagnés de ceux de la CFDT. Et ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la délégation, dont faisaient partie Patrick Merliaud , Bernard Baca et Gilles Jeanne comme représentants CFDT des salariés de la région du Creusot, a visité les établissements de Saint-Marcel et de Creusot Forge.
« Ils sont un très bel exemple de la collaboration entre Areva et EDF », a noté Jean-Pierre Bachmann, coordinateur CFDT Areva. Sans oublier que les salariés des deux structures s'étaient mobilisés lors de la décision d'EDF de confier certaines réalisations de générateurs de vapeur à Westinghouse. « L'enjeu pour nous, c'est l'emploi. Sans activité, il n'y a pas d'emploi. Nous voulons en fait montrer que nous pouvons être très cohérents dans la filière », a expliqué le coordinateur, accompagné entre autres par Patrick Bathany et Marc Ferron, délégué syndical central EDF. Lesquels, de concert au cours de la journée, ont mis l'accent sur les thèmes qu'ils qualifient de primordiaux tels que le volet social, la politique industrielle et les contrats Areva-EDF au centre de leurs préoccupations, ainsi que la sûreté des productions.
En fin d'après-midi, le déplacement en Saône-et-Loire s'est terminé par un entretien avec André Billardon. Maire d'une ville où le nucléaire est une valeur sûre, où en tout cas les marchés pour celui-ci sont sources d'activité dans les usines du Creusot dont la ville peut être fière, il s'est plutôt montré en phase avec les revendications de la délégation exposées par Jean-Pierre Bachmann.
« Vous avez quelqu'un qui n'est pas forcément représentatif des positions et des nuances de son parti (Parti Socialiste et accord avec les Verts, ndlr). Je suis certainement plus pro-nucléaire que la moyenne », a d'abord assuré André Billardon. Avant de poursuivre : « Sans parler du Pôle Nucléaire Bourgogne, vous êtes en quelque sorte ici dans un pôle nucléaire. Et ici donc, avec un soutien ».
Pour le maire du Creusot, les relations entre Areva et EDF est « un sujet qui ira au-delà » de la Présidentielle. Mais il faut qu'il soit bien traité, mieux traité. « Aujourd'hui, c'est Henri Proglio, le président d'EDF, qui s'en charge et traite avec la Chine. Je pense que ce n'est pas le bon niveau pour arbitrer », s'est expliqué André Billardon. Avant de donner un autre exemple, sur le gaz : « Je voudrais revenir sur le gaz. On a coutume d’utiliser comme slogan " Le Creusot, la ville de toutes les énergies ". Le nucléaire ne génère pas le plus d’emplois au Creusot, avec environ 400 personnes chez Areva plus les emplois induits (1/4 de l’activité de l’aciérie est destinée à l’EPR). Thermodyn, c’est le double en terme d’emplois, et Thermodyn c’est le gaz. Et donc cela m’amène à me demander pourquoi EDF privilégie-t-il autant le gaz ? C’est d’abord une question financière (l’investissement est moins élevé que pour le nucléaire). Une approche à court terme qu'est celle de Proglio et je ne pense pas que ce soit la bonne. Les énergies renouvelables ça avance, ça suit son cours. Mais je voudrais rappeler qu’en 1981, quand nous sommes arrivés au pouvoir, la question du nucléaire avait été tranchée par un débat parlementaire très complexe et très chaud ».
Pour André Billardon en fait, la nécessité est disons plus profonde. « Quand j'étais Ministre de l'énergie à l'époque, Pierre Bérégovoy m'avait demandé de parler avec les allemands de la question du nucléaire. Aujourd'hui, qui le fait ? Il faut politique énergétique et je ne suis pas sûr qu'il y en ait une. Et la question du nucléaire va être européenne. Elle doit même être mondiale », a-t-il lancé. Des points en accord avec ceux des représentants CFDT.
Une réelle politique énergétique, voilà ce qui manque. « Nous ne sommes pas dans une approche corporatiste et ouverts au mix énergétique avec des énergies renouvelables. Mais le nucléaire et donc l'emploi seront durables, avec toujours une exigence de sûreté. Après, on ne peut évidemment pas se passer de l'export, qui est à 75% des contrats d'Areva, mais l'enjeu et l'intérêt sont d'avoir le maximum de compétences et de les maintenir chez nous. Et Areva et EDF peuvent tout à fait travailler ensemble », a résumé Jean-Pierre Bachmann.
 
 Article CREUSOT INFO.

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